actualitéscorrection

Pourquoi refuser l’aide d’un correcteur peut vous coûter plus cher que d’en embaucher un

Aujourd’hui, je reprends ma croisade dans la défense d’un savoir-faire dont l’importance est encore trop souvent sous-estimée : la correction. Il y a quelques jours, j’ai entendu une personne me dire qu’elle n’avait pas besoin de faire corriger ses documents, car elle connaissait l’orthographe. Bien que je n’en doute pas une seconde, j’aimerais ici prendre le temps d’expliquer en quoi connaître et maîtriser l’orthographe n’a rien à voir avec la production d’un document professionnel – qui plus est un format long.

 

Pourquoi, même calé, fait-on des fautes ?

La première raison est simple. Personne n’est parfait. Tout le monde peut faire une erreur, peut oublier une faute, voir baisser sa concentration, être un peu inattentif.

La deuxième raison est logique : lorsqu’on produit un document, on est très impliqué, on est focalisé sur l’objectif à atteindre, sur la vision qu’on en a, sur le travail déjà accompli et sur celui restant à faire. Ce point de vue peut amener tout un chacun à mal s’exprimer ou encore à passer à côté d’une faute grosse comme la Tour Eiffel, juste parce que le focus n’est pas le bon.

La troisième raison est liée à la seconde. Lorsqu’on est à ce point impliqué, on oublie parfois que ce n’est pas pour soi qu’on écrit. Il peut arriver que notre cible, ses attentes, sa culture et son vocabulaire tout comme ses exigences passent à la trappe face à toute la motivation et l’impatience de voir enfin le projet achevé.

Et enfin, la dernière raison est que la correction professionnelle est un métier et un art. Comme tout métier, elle nécessite un apprentissage et l’application de notions qui ne s’inventent pas. Comme tout art, sa maîtrise demande beaucoup de temps. Et la spécificité de la correction, c’est son exigence extrême, la nécessité de se remettre sans cesse en question et de remettre en question les moindres détails, de porter un regard critique et neuf sur un contenu, d’y appliquer des règles précises. Et oui, la correction ce peut être un savoir-faire ingrat, car tout comme la rédaction qui occupe une grosse charge mentale, elle nécessite rigueur, temps, abnégation et un infini sens du détail.

Le correcteur maîtrise cet art et grâce à lui, vos documents prennent une toute autre dimension. Oui, c’est toujours le même article, le même livre blanc, la même page d’accueil, le même mémoire de fin d’études. Mais après le passage du correcteur, le document devient parfait du point de vue formel. Et ça, même à un œil profane, ça se voit – et ça fait toute la différence.

 

Alors concrètement, qu’est-ce que cela change ?

Tout d’abord, le correcteur est certes humain comme tout le monde, mais il est aussi un redoutable chasseur d’erreurs. Au fil du temps, il a aiguisé son œil et ses outils pour arriver à ne plus rien laisser passer. Il se forme sans cesse, se questionne tout le temps, recherche toujours des réponses à des questions qui se renouvellent encore et encore. Le correcteur est psychorigide. Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour que les règles à suivre soient suivies.

Le correcteur est le regard extérieur dont vous avez besoin pour finaliser votre travail. Et sachez que, même si le correcteur est également le rédacteur de ce travail et qu’il a choisi chacun de ses mots avec soin, que même s’il connaît votre identité, votre produit et vos objectifs, il saura revenir dessus comme s’il les découvrait pour la première fois, et y porter le plus sévère des regards. Oui, le rédacteur est un peu schizophrène.

Et puis, le correcteur sait jouer avec les différents points de vue. Son implication est réelle, mais elle ressemble davantage à celle d’un spécialiste. Il sait quand et comment passer d’un point de vue « ultra zoomé » à un point de vue général, car ce n’est qu’ainsi que l’on peut scanner un document et

le purifier de toutes ses faiblesses.

Enfin, le correcteur, tout comme le rédacteur, ne perd jamais de vue sa cible. Je vous l’ai dit, c’est un redoutable chasseur. Au delà du correct et de l’incorrect, il sait quand une phrase, une expression ou un mot n’est pas adapté, est mal choisi, maladroit ou inapproprié. Il sait remettre tout cela dans le bon ordre en un temps record, tout comme un champion de Rubik’s Cube.

 

Un texte passé entre les mains d’un correcteur est au mieux de sa forme

Un texte qui ne respecte pas l’orthographe, la grammaire et la syntaxe, ça se voit. Une seule faute peut parfois décrédibiliser tout un contenu, même brillant. On ne voit plus que ça. Et pourtant, une faute ça peut arriver à tout le monde. Oui, c’est cruel, mais c’est comme cela que ça marche.

Quant à la typographie, même un œil profane sent le déséquilibre des règles non respectées. On ressent une vague disharmonie, une impression de travail fait à la va-vite, sans forcément pouvoir mettre le doigt dessus. Le contenu respectant les règles en usage à l’Imprimerie Nationale, lui, est parfaitement équilibré et fait plaisir à l’œil. Il donne une image positive. Maîtrise. Professionnalisme. Implication. Sens du détail. Sens de l’équilibre général.

 

 

Si j’avance l’idée que se passer de l’aide d’un correcteur peut coûter plus cher que d’en embaucher un, c’est parce que :

  • Un document non corrigé possède un potentiel élevé de fautes de tous ordres, qui plus est proportionnel à sa longueur (quoi que, parfois, un simple titre suffit à créer un désastre) ;
  • Un document non corrigé n’a pas achevé sa maturation, car comme dans tout projet, un document doit passer par différentes étapes incontournables pour être prêt à sortir au grand jour ; en faire l’économie c’est rogner sur la qualité, et ce n’est pas ce que les vrais professionnels veulent !
  • Le correcteur exerce un métier qui ne s’invente pas : donner tout son potentiel à un texte, quel qu’il soit, et il déploie des outils et un regard irremplaçables ;
  • Une chose aussi simple, bête et méchante qu’une faute d’orthographe ou une tournure maladroite peut vous coûter un peu de votre image, de votre crédibilité et, parfois aussi, de la confiance que vous accordent vos prospects et clients. Et ça, si ce n’est pas le nerf de la guerre, j’en perds mon latin.

 

Pour finir, retenez cela : un professionnel se doit de présenter des documents irréprochables, dont l’exigence d’exécution reflète l’implication et l’exigence dont il fait lui-même preuve dans son travail. Peaufiner ce qu’on présente à son client, non seulement c’est déjà prendre soin de lui, mais c’est aussi prendre soin de son entreprise.

Alors je compte sur vous pour modifier votre regard et considérer ce savoir-faire non seulement comme un élément du cycle de vie d’un document, mais aussi comme un investissement. En visant la qualité dans toutes vos productions, vous obtiendrez la durabilité et la confiance.

Ne vous contentez pas de réussir : réussissez brillamment !

 

Je réalise pour vous tous vos projets communication, éditoriaux et web :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *